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Couverture Partageons l'Ă©conomie LA REVUE
TRANSFORMATIONS QUI RACONTE TOUTES LES

LA REVUE T

Publication « slowlife » éditée par La Tribune, la revue T offre de la matière à penser et invite à (re)prendre le temps de lire et de réfléchir au monde qui change.

Pas de news ni d’actu, mais des décryptages sur les transformations qui forgent notre époque.

T explore un seul et unique thème par numéro autour de plusieurs expertises et angles d’analyse.

Disponible en kiosque et librairie.
T n°2 – Décembre 2020

Fabriquer (tout) français ? Le nouveau rêve de l’Hexagone…

Face à la crise du Covid-19, la tendance made in France s’est plus que jamais accélérée. Au point que certains y voient une économie en passe d’être « démondialisée ». Pas si sûr pour autant ! Car à l’heure de la globalisation, la notion de dépendance et de souveraineté se doit d’être avant tout tratégique. Et si la réindustrialisation et la relocalisation sont des axes majeurs de la relance par les territoires, tout fabriquer en France est-il vraiment envisageable et souhaitable ? Voire possible ? Autant de questions soulevées dans ce deuxième numéro de T La revue, consacré au made in France.

AU SOMMAIRE DE T n° 2

L’INVITÉE : Isabelle Mejean « Diversifier les approvisionnements est la solution pour lutter contre la dépendance »

Professeure à l’École polytechnique, Isabelle Mejean a reçu le Prix meilleur(e) jeune économiste 2020 décerné par Le Monde et le Cercle des Économistes. Spécialiste du commerce international, elle explique les limites d’une politique de relocalisation des industries françaises.


LE MOT DE Élisabeth Laville et Arnaud Florentin, « Relance économique : valorisons notre patrimoine productif »

Élisabeth Laville et Arnaud Florentin sont respectivement fondatrice et directeur associé d’UTOPIES. Créée en 1993, UTOPIES est une agence de conseil pionnière en développement durable et RSE.


DOSSIER : La mondialisation dans tous ses États

Les fragilités du système de production et de distribution mondial révélées au printemps dernier par la pandémie mettent à mal une mondialisation déjà écornée par son impact délétère sur les inégalités et l’environnement. Revenir en arrière est-il possible ?


COMPRENDRE LE MADE IN FRANCE EN 3 QUESTIONS : Qu’est-ce-que le made in France ? Quelle est la valeur des labels ? Le made in France peut-il sauver l’industrie ?

Acheter français est un geste de patriotisme économique de plus en plus répandu. Mais l’opacité règne dans la jungle des législations, appellations et autres labels. Décryptage de ce marquage non obligatoire, gage de consommation responsable et générateur d’emplois locaux et durables.


MADE IN UN PEU PARTOUT : la fabrication d’un jean

La surprenante chaîne de fabrication d’un jean, de la conception à la distribution, qui met à jour la contribution de 10 pays !


PORTFOLIO : Matthieu Sartre

Il y a onze ans, le reporter photographe Matthieu Sartre crée la série « Made in France ». Une série, témoin de son temps, à l’heure où la crise de 2008 avait suscité les premiers désirs de relocalisation. Le résultat de ce travail se révèle en tout point symbolique de ce que les chaînes d’approvisionnement et d’assemblage génèrent sur notre quotidien. Une vision réaliste qui se fait l’écho des effets de la mondialisation, plus que jamais d’actualité.


ANALYSE : Et si la crise sanitaire favorisait l’émergence d’un capitalisme inclusif

PORTRAIT de Thomas Huriez, fondateur de 1083

Chevalier blanc du made in France, Thomas Huriez fabrique des jeans durables, écologiques et recyclables… en France.


CONSOMMER FRANÇAIS : la tendance responsable qui s’affirme

Bon pour les emplois et les territoires, pour l’environnement et la santé, sans oublier la préservation des savoir-faire : l’achat de produits français séduit les profils les plus divers. Reste à généraliser le mouvement, y compris de la part des entreprises elles-mêmes.


PORTRAIT de Kareen Maya LĂ©vy, cofondatrice de Kippit

Avec une bouilloire et un grille-pain made in France et durable, pour débuter, Kareen Maya Levy entend changer notre manière de consommer.


RENCONTRE avec Jean-Pierre Champion, directeur général de Krys Group : « Il existe un intérêt collectif à réindustrialiser la France »

Pionnier du made in France et unique opticien à fabriquer ses verres dans l’Hexagone, Krys Group est leader du marché et a été élu, en 2019, enseigne d’optique préférée des Français. Jean-Pierre Champion, directeur général, explique comment le fabriqué français peut rimer avec compétitivité.


ENTREPRISES : Relocaliser, la grande aventure

Vantées pour leurs mérites, les relocalisations ne sauraient être que progressives, même si elles peuvent toucher tous les secteurs. Patriotes, les relocaliseurs ? Peut-être. Créateurs d’emplois ? Pas forcément. D’ailleurs, la décision de relocaliser tient souvent au fait que la délocalisation n’a pas tenu toutes ses promesses.


RELOCALISATION : le nouveau combat des régions

L’épidĂ©mie de Covid-19 a accĂ©lĂ©rĂ© le mouvement de relocalisation des activitĂ©s industrielles dans les territoires. Un phĂ©nomène pris Ă  bras- le -corps par les rĂ©gions qui multiplient les initiatives. Exemple avec trois d’entre elles en pointe sur ce sujet de souverainetĂ© Ă©conomique.


LA CARTE DU MADE IN FRANCE PAR SECTEUR : beaucoup d’agro, pas mal d’auto, mais pas d’électro

RENCONTRE avec Olivier Bogillot, président de SANOFI France : « L’Europe de la santé commence à se dessiner »
À la lumière de la crise sanitaire, Olivier Bogillot, président de Sanofi France, l’un des leaders mondiaux de la santé, estime que la souveraineté de notre industrie pharmaceutique doit se faire à l’échelle européenne avec une meilleure coordination entre les États membres et davantage d’investissements communs.


QUAND LE RURAL MONTE AU FRONT

Longtemps oubliée, la ruralité reprend du galon et pourrait même devenir une actrice majeure de la relance économique dans les territoires. En exclusivité pour T, l’association des maires ruraux de France révèle son Manifeste pour la relance par le local.


RENCONTRE avec Arnaud Montebourg : « La domination économique est une perte de liberté politique »

Prépare-t-il son retour en politique ? Dans son nouveau livre L’Engagement, paru aux éditions Grasset, le bouillant ministre du Redressement productif, devenu entrepreneur du made in France avec le miel de Bleu Blanc Ruche, se livre de façon intime sur ce qu’il a vécu au cœur de l’État. Sa passion, la réindustrialisation. Sa conviction : le coronavirus accélère la démondialisation qu’il appelle de ses vœux et qu’il voit comme une libération.


VU D’AILLEURS : Le Made in France, un succès très relatif à l’étranger

Selon le « Made-In Country Index », une étude réalisée en 2017 sur la perception des consommateurs de 52 pays sur les produits selon leur origine, la fabrication française n’arrive que huitième. L’Allemagne profite de la fameuse Deutsche Qualität, la Suisse de l’effet « statut » de ses produits, l’Italie de l’originalité de son design et le Japon de sa haute technologie.


LA PLUME DE Nicolas Bouzou : « Misère du nationalisme économique »

Économiste et essayiste, Nicolas Bouzou est également directeur du cabinet Asterès, cofondateur du Cercle de Belém et directeur d’études au sein du MBA Law & Management de l’université de Paris 2 Panthéon-Assas. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Le Travail est l’avenir de l’homme, La Comédie (in)humaine –coécrit avec Julia de Funès–, et le dernier, paru en septembre 2020, également aux éditions de l’Observatoire : L’Amour augmenté.

L'ÉDITO T n°2 DE VALÉRIE ABRIAL

Valérie Abrial
Directrice Ă©ditoriale de T

C’était dans l’air depuis quelque temps déjà. C’est devenu une obsession depuis mars 2020 : depuis que la Covid-19 a ralenti, voire paralysé les échanges commerciaux, le made in France est revenu en force. On se souvient toutes et tous de la pénurie de masques et de gel au début de la pandémie et d’avoir même frôlé celle du paracétamol. La peur est immédiatement entrée dans les foyers entraînant dans son sillon des affolements légitimes. La peur. Cette grande menace pour nos écosystèmes. Car si le made in France était déjà au cœur des préoccupations des marques, des consommateurs et des publicitaires avec des arguments implacables certes : en achetant français, on préserve nos emplois et la planète, en bref, on consomme responsable et durable ; cette apologie patriotique du made in France soulève néanmoins quelques questionnements.

D’abord, qu’est-ce qu’un produit made in France en réalité ? Car à considérer la chaîne d’assemblage d’un produit manufacturé, il y a peu de chance d’en trouver qui soit complètement français. Pas si simple de fabriquer tout sur place. Certains entrepreneurs se sont pourtant lancés avec succès dans la fabrication française en créant leur propre marque, allant même jusqu’à concevoir de nouvelles matières fabriquées dans l’Hexagone. Et puis, il y a les entreprises qui ont décidé de relocaliser. Une aventure pour beaucoup, un vrai parcours du combattant pour d’autres ! Quand certains réussissent pleinement leur retour, d’autres se confrontent à l’imbroglio administratif et législatif et finissent par s’y casser les dents. Enfin, il ne faudrait pas s’imaginer que tous reviennent pour la bonne cause patriotique ; dans certains cas, c’est tout simplement parce que la délocalisation n’a pas tenu ses promesses. Quant à la création d’emplois par la relocalisation, selon les spécialistes, rien n’est moins sûr.

Pour autant, un certain nombre de régions en ont fait leur combat, et à raison ! Car ne nous y trompons pas : la réindustrialisation et la relocalisation sont des atouts précieux pour la relance. Le made in France, ce n’est pas juste une tendance marketing fructueuse ou une mode assumée par les consommateurs qui sont les premiers à le plébisciter. Ce consensus est réel. Prudence toutefois : économistes et experts de la mondialisation mettent en garde contre un emballement qui pourrait s’avérer être le fameux miroir aux alouettes.

Car si le premier réflexe face à la peur générée par la crise sanitaire et économique, c’est de se protéger, le protectionnisme a bien évidemment ses limites dans un monde globalisé. Tout produire en France ? Avoir un seul fournisseur ? Est-ce bien raisonnable si l’on veut éviter la dépendance ? Ne vaudrait-il pas mieux diversifier la source des approvisionnements comme le martèle l’économiste Isabelle Mejean dans notre long entretien et défendre une souveraineté qui soit stratégique ? Ne vaudrait-il pas mieux instaurer un nouvel équilibre d’interdépendance plus équitable, ou bien subventionner les investissements des entreprises plutôt que l’acte de relocalisation en lui-même comme le défend Nicolas Bouzou dans son texte inédit pour T ?

Et si, comme l’évoque François Roche dans son dossier dédié à l’histoire de la mondialisation, celle-ci n’était tout simplement pas en train de changer progressivement de nature ? Car force est de constater que la circulation des services et des idées a pris le pas sur les échanges de biens. Allant même jusqu’à observer une nouvelle forme de mondialisation : celle du combat pour la planète.

DÉCOUVREZ NOS PARUTIONS

UNE T n°1 Résiliente, verte, démondialisée…
Une nouvelle Ă©conomie se dessine.
Un nouveau partage serait-il possible ? Question centrale qui augure l’émergence de nouveaux écosystèmes autour d’une possibilité à venir : la réforme du capitalisme.

Décentralisation, écologie citoyenne, entreprises à mission, nouvelles normes du travail… de nouveaux territoires se tissent. De nouvelles possibilités émergent vers un futur souhaitable.

À découvrir : les expertises et points de vue de Joseph Stiglitz, Dominique Méda, Jean Viard, Julia de Funès, Nicole Notat, Thierry Marx, Gilles Bœuf, Zahia Ziouani, Sandrine Roudaut…
T n°1 JE COMMANDE CE NUMéro

Face à la crise du Covid-19, la tendance made in France s’est plus que jamais accélérée. Au point que certains y voient une économie en passe d’être « démondialisée ». Pas si sûr pour autant ! Car à l’heure de la globalisation, la notion de dépendance et de souveraineté se doit d’être avant-tout stratégique. Et si la réindustrialisation et la relocalisation sont des axes majeurs de la relance par les territoires, tout fabriquer en France est-il vraiment envisageable et souhaitable ? Voire possible ?

Avec les expertises et points de vue des économistes Isabelle Mejean et Nicolas Bouzou, du président de Sanofi France Olivier Bogillot, du directeur général de Krys Group Jean-Pierre Champion, de l'ancien ministre Arnaud Montebourg, du fondateur de la marque 1083 Thomas Huriez, de la fondatrice de Kippit Kareen Maya Levy...
T n°2 JE COMMANDE CE NUMéro
Valérie Abrial
Directrice Ă©ditoriale de T

L'Édito du T n°1 de Valérie Abrial

Il aura donc fallu un virus pour que tout bascule. Et comme souvent en période de chaos, pour que tout s’accélère. Soudain, les temporalités deviennent autres, les décisions se font combatives. Vient le moment d’acter les projets en gestation. C’est connu, c’est vécu, et chacun s’accorde à le dire : les crises, aussi dures soient-elles, ont le pouvoir d’activer les transformations en devenir. C’était donc cela être résilient : surmonter le drame pour en extraire l’énergie du renouveau.

Résilience. Ce mot aux sonorités si contemporaines. Ce mot qui, par la vacuité soudaine de la planète tout entière prenait enfin tout son sens ; habitait nos pensées confinées. Car finalement, qu’allions-nous faire de cette histoire ? Cette stupéfiante histoire qui depuis des mois nous contraint soit à subir, soit à résister, soit à tout changer.

À La Tribune, l’idée de créer une revue taquinait nos réflexions depuis un bon moment. Rien d’étonnant à cela…

Face à la révolution digitale, la nécessité d’adapter les éditions papier était une évidence. Le papier est mort ! Vive le papier ! Car oui, son utilité a changé et doit s’accorder à la mutation des médias. Vivre avec son époque, tout comme le cinéma a dû repenser son modèle lorsque la télévision a fait son apparition dans les foyers. Même si évidemment, cela a pris du temps. Et c’est bien de cela dont il s’agit. De Temps.

Or nous en avions suffisamment goûté pour oser mettre en œuvre notre projet éditorial fondé sur deux axes fondamentaux : l’actu économique sur le digital pour une lecture informative ; l’analyse sur le papier pour (re)prendre le temps de lire et de réfléchir au monde qui change.Voilà comment la revue T est née.

Dans la continuité de nos réflexions et l’accélération de nos projets, contextualisées par la crise sanitaire. Nous avons osé bousculer notre modèle au moment même où notre édition spéciale « Réinventer la France », en kiosque tout l’été, rencontrait l’un de ses plus grands succès.

Cela confortait notre conviction qu’un traitement éditorial thématique approfondi avait toute sa place auprès de notre lectorat. Restait à changer le support et le concept, en écho à la contemporanéité des nouveaux gestes de lecture et d’appréhension des savoirs.

T, c’est une revue qui traite un seul et unique thème par numéro : la possibilité d’un nouveau capitalisme pour cette première édition, le Made in France et la relance économique par les territoires, ou encore les villes de demain pour nos prochaines parutions. T, pour le Temps de réfléchir et de lire bien sûr, mais aussi pour tout ce qui caractérise l’ADN de La Tribune : les Transformations qui forgent notre époque, les Territoires qui révèlent l’attractivité de notre pays, les Talents qui construisent un monde meilleur, l’envie de Transmettre un futur souhaitable.

Et bien sûr T pour La Tribune qui depuis trente-cinq ans porte un regard différent sur l’économie.

Pour ce premier numéro, nous avons proposé à des personnalités de s’exprimer sur ces sujets ; des femmes et des hommes engagés, parfois militants. Nos journalistes et auteurs invités y décryptent et analysent les tendances de ce que pourrait être l’émergence de nouveaux écosystèmes autour d’une question majeure : une réforme du capitalisme est-elle possible ? Décentralisation, écologie citoyenne, entreprises à mission, nouvelles normes du travail…

Un nouveau monde se dessine, faisons-le savoir.

Partageons l’économie !

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